| Depuis 7h30 du matin quelques 384.358 électeurs comoriens sont appelés à accomplir leur devoir civique ce dimanche pour choisir le futur président de la République ainsi que les trois gouverneurs des îles autonomes de Ngazidja, Ndzouani et Mwali. Aucun incident majeur n’a été signalé à la mi-journée et HZK-Presse a constaté que le scrutin se déroulait dans le calme et sans aucune présence visible de l’armée aux abords des bureaux de vote. Apparemment les consignes données par la Commission nationale électorale indépendante (Ceni) sur recommandation du comité de suivi et de la communauté internationale sont respectée, notamment l’obligation de faire parapher tous les bulletins de vote par trois membres de chaque bureau de vote, afin de minimiser les risques de fraudes et rassurer tous les candidats, surtout ceux de l’opposition qui craignaient jusqu’à vendredi soir, au cours d’un point de presse, « des tentatives de fraudes » de la part de la mouvance présidentielle. Ce dimanche 26 décembre, les organes en charge des élections ont probablement réussi à corriger les imperfections et disfonctionnements observés lors du 1er tour du 7 novembre dernier. C’est le cas notamment des matériels électoraux qui sont acheminés dans les différents bureaux de vote sans retard et en nombre suffisant, affirme à HZK-Presse le président de la CENI. Quelques incidents ont toutefois été relevés dans certains bureaux de vote des localités de Mironty et Moya à Anjouan où des listes d’émargement des électeurs avaient été pré-cochées, ce qui a provoqué l’intervention de responsables de la CENI pour permettre la reprise des opérations électorales. A la mi-journée le taux de participation était encore faible à Moroni où l’on enregistrait des taux variant entre 10 et 15%. A Mbouéni II seulement 87 électeurs avaient glissé leur bulletin dans l’urne sur 711 inscrits, soit 12% de participation. Joint au téléphone par HZK-Presse, le président de la CENI, Madi Laguera s’est déclaré « satisfait du déroulement du scrutin dans le calme, malgré les quelques incompréhensions liées à la décision consensuelle de faire parapher tous les bulletins de vote » par trois membres de chaque bureau. Selon lui, la difficulté rencontrée par la CENI est « le fait qu’une telle décision intervienne juste la veille de l’élection et qu’il fallait obtenir l’accord de tous les candidats par consultation téléphonique ». D’où le problème du relais de l’information vers les régions les plus reculées, où certains bureaux n’avaient pas encore obtenu la consigne jusqu’à 10h ce dimanche, jour du vote. El-Had Said Omar |