Par Mmagaza : « Windji wa mahulimba tsiwindji wa nazi”
Incompétence, c’est la conclusion à laquelle aboutissent certains analystes sous les cocotiers quand ils essaient de faire un petit bilan des structures issues de la nouvelle
configuration institutionnelle née de la crise séparatiste.
configuration institutionnelle née de la crise séparatiste. Dans un premier temps, quand ils essaient d’examiner un peu les différentes parties prenantes que ce soit au niveau de l’Union qu’au niveau des îles, ils se rendent toujours compte que ce sont les mêmes qui tirent les ficelles au nom d’intérêts en apparence contradictoires mais qui en fait vont dans les mains de ceux qui se disent en opposition.
Il est inadmissible de considérer des pouvoirs issus d’une délégation de pouvoir comme des structures d’opposition au même titre que des partis politiques. Nous ne cessons de rappeler par exemple qu’Abdouloihab est arrivé au pouvoir, au cours de son mandat passé, en expliquant au cours de sa campagne qu’il allait mettre fin aux conflits de compétence. Quelque temps après, il s’est rangé avec armes et bagages chez les partis d’opposition tout en continuant de bénéficier des intérêts réservés aux agents de l’Etat. Cela ne semblait pas émouvoir les spécialistes en navigation politique, qui pouvaient se cacher derrière le « président » de l’île pour ferrailler avec son ancien mentor à la tête de l’Etat.
Aujourd’hui, celui qui semble à même d’occuper cette place de gouverneur a tenu le même langage durant la campagne, à savoir la nécessité de travailler en intelligence avec l’Etat central. Un langage déjà entendu et c’est pour cela qu’il convient de rappeler qu’il ne peut pas y avoir deux pouvoirs d’état, à couteaux tirés, durant encore cinq ans. Nos concitoyens ne doivent plus subir les desiderata d’hommes et de femmes qui mènent leur vie sous le parapluie des deniers de l’Etat, tout en crachant dans la soupe. Il convient, sur ce chapitre, de rappeler que ceux qui se sont tapis dans l’ombre et qui tirent les ficelles pour le démantèlement de notre pays, ne demandent pas mieux que d’amener notre population à se lasser de ce petit jeu et à larguer les amarres, pour l’aventure.
L’Etat est à reconstruire sur la base d’une volonté réelle de faire fi des aventuriers de tout bord, qui ne manquent jamais l’occasion d’émerger à chaque nouvelle présidence. Quel que soit le camp qui va l’emporter, le premier challenge sera de savoir faire le tri du bon grain de l’ivraie. Un vrai casse tête quand on connait les forces arc-en-ciel qui ont soutenu chacun de deux camps en présence. Il faudra aussi donner un signal fort de la direction que va prendre l’Etat dans ses prérogatives régaliens. Le laisser-aller actuel dans beaucoup de domaines ne peut perdurer, au risque que chacun peut se croire au-dessus des lois. Une justice pour tous à défaut d’une corruption zéro, selon un slogan lu quelque part au bord d’une route nationale.
De tout ce qui a été écrit plus haut, le vrai problème réside dans l’incompétence dont font montre beaucoup d’agents de l’Etat, de l’Union aux « Mdjidjengo ». Si à ce jour la fibre optique n’est toujours pas disponible pour le grand public, ce n’est pas la faute de jeunes qui animent les cybers, mais à cause de la cacophonie qui règne à ComoresTelecom.
Incompétence quand tu nous tiens !
Source : holambe comores
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