La candidature de Dhoifir Bounou est invalidée
A moins d’une semaine de l’ouverture de la campagne électorale des présidentielles, la cour constitutionnelle a statué sur la validité des candidatures. Sur dix prétendants, neuf sont validés. Dhoifir Bounou est recalé. C’est la première plus grande surprise de ce scrutin très disputé, estiment les observateurs.
Il était aux environs de 14h 20mn, lorsque la cour constitutionnelle a commencé à lire un par un la liste des candidats autorisés à poursuivre la bataille électorale. Sur dix prétendants, la haute juridiction a retenu neuf. C’est la stupéfaction dans la salle. L’élection du 7 novembre et du 26 décembre 2010, pourrait dérouler sans Said Dhoifir Bounou qui a vu sa candidature refusée par les sages.
Cet ancien président de l’assemblée nationale serait privé d’élection à cause de l’âge de son colistier. Selon une source digne de foi venant de la cour, Said Mohamed Ben Cheikh, son vice-président de l’île de Mohéli n’a pas atteint l’âge légal requis. « Il a 40 ans et trois mois », précise cette même source en s’appuyant sur l’arrêt. Donc, « il faut avoir 40 ans un an avant l’année des élections », ajoute cette source.
Dhoifir Bounou était pourtant parmi les mieux pronostiqués dans cette élection. Il avait comme vice-présidents Mahamadou Ali (ANC) à Ngazidja, Ibrahim Ben Omar (Mouroua) à Anjouan et Saïd Mohamed Ben Cheikh à Mwali. Ancien président de l’assemblée nationale il s’était distingué sur la scène politique en refusant de cautionner la vente de la nationalité comorienne à des bédouins des pays du Gulf.
« Il faut que les gens viennent prendre connaissance des arrêts rendus avant de faire tout commentaire », nous dit Abbas Mohamed El-Had quelque minutes après la délibération de la liste par la haute juridiction. Ce directeur de cabinet du président de la cour constitutionnelle promet devant la presse de qu’il va laisser l’arrêt à la portée de médias afin que tout le monde s’imprègne de son contenu, précise-t-il, et éviter des mauvaises interprétations.
Quant à la liste définitive des gouverneurs, elle n’a pas encore été publiée par la cour. Selon le directeur de cabinet du président de la cour, le travail n’est pas encore terminé. « Les dossiers sont en examen. Vous savez qu’il y a beaucoup de réclamations », explique-t-il.
Ibnou M. Abdou