Les comoriens de Marseille rendent un dernier hommage à leur Imam

Publié le par Bangwenet

1023.jpgLa nouvelle est tombée tôt dans la matinée du mercredi 15 septembre dernier, dans les mobiles « l'Imam des comoriens de Marseille est décédé », il s'agit bien entendu de Fundi Said Mohamed Dhanoun. Il était souffrant depuis un moment, a fait savoir son entourage.

 

Le Haut conseil du culte musulman diffusera la nouvelle dans les médias de la cité phocéenne tout en invitant les musulmans de Marseille à prier vendredi pour le défunt Imam. Le cercueil sera ainsi déplacé jusqu'à la mosquée rue Gaillard, dans le 3e arrondissement, où une prière funéraire est organisée pour la circonstance dans la matinée. Le potentiel successeur de l'Imam, M. Ali Mohamed Kassim, n'a pas manqué de donner son mot à l'assistance composée de comoriens et autres nationalités venues rendre un dernier hommage à fundi.

En tout cas, les comoriens de Marseille n'avaient pas manqué ce rendez-vous. Force est de reconnaitre que le regretté Imam avait mené une carrière bien remplie dans plusieurs domaines, pour avoir notamment constitué avec d'autres représentants religieux, chrétiens, juifs, bouddhistes, l’association « Marseille Espérance » en installant ainsi un outil de dialogue entre les différentes religions pratiquées dans la ville phocéenne.

C’est ainsi que le maire de la ville M. Jean Claude Gaudin a réclamé une cérémonie officielle avant le rapatriement de la dépouille aux Comores. Chose faite au stade de Saint More à Philippe-Pyat, une des grandes cités résidentielles des comoriens, en présence des autorités françaises de la cité phocéenne, de l’ambassadeur de l'Union des Comores, du président de l’Assemblée de l’Union de passage à Paris, et des représentants religieux résidant à Marseille.

Prés d'un millier et demi de personnes hommes et femmes selon la force publique qu'on a interrogée ont pris part à la cérémonie. Pour la circonstance, le président du Haut conseil du culte musulman, M. Moussaoui, n’a pas manqué de souligner au cours de son intervention l’image du religieux tolérant et homme de dialogue. « Sa place au sein du Haut conseil est vide » et pour la remplir dit-il, « il nous faut un homme à la dimension de Dhanoun » lance-t-il à la communauté comorienne.

Quant à M. Gaudin qui dit avoir perdu un parmi ses fidèles lieutenants, il dira tout simplement que « l’Imam avait le souci constant de la communauté ». Pour le notable Said Abdou qui intervenait au nom de la communauté comorienne, il appelle l’ensemble des oulémas comoriens de Marseille à s’unir pour remplir le vide laissé par le défunt.

Le dernier à intervenir, le président de l’assemblée de l’Union M. Bourhane Hamidou, a fait appel aux oulémas comoriens à forcer le respect dans une république laïque à l’image de la France et à faire respecter les lois du pays d’accueil pour se faire respecter. Le président de l’assemblée dirigera par la suite la deuxième prière avant que les éléments de la sécurité embarquent le cercueil vers l'aéroport de Marignane.

 

 

A.Nabahane, correspondant Marseille

La Gazette des Comores

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Publié dans Faits Divers

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