Oukacha : “le tourisme, les routes, l’eau et l’électricité et l’autonomie”
Mohamed Elarif Oukacha a officiellement tracé hier, au cours d’une rencontre avec la presse, les grands axes de sa campagne pour les prochaines élections présidentielles. Le candidat à la présidence de la République et ses vice-présidents vont “baser leur action de développement sur les infrastructures et les projets de sociétés“. ‘‘Nous donnons une importance au développement du tourisme dans ce pays.
La preuve, le grand complexe hôtelier sur le site de Galawa sera bientôt une réalité’’, a indiqué le candidat. De plus, le Team Oukacha prône des améliorations “essentiellement” dans le domaine de la santé, de l’eau, l’électricité et des routes. “Il nous faudrait un vrai hôpital de référence avec toutes les ressources au lieu de plusieurs centres qui n’ont pas vraiment de moyens“, a estimé Idi Nadhoim, candidat à la vice-présidence au niveau de Ngazidja. ‘ ‘Si les routes sont aménagées, arriver à Moroni prendra une vingtaine de minutes à partir du sud de l’île au lieu de deux heures actuellement”, justifie celui qui affirme aujourd’hui sans ambiguïté être partisan du Mouvement Orange.
Les candidats ont aussi fait part de “la coopération avec l’Inde pour produire de l’électricité avec du fioul lourd (entre 18 et 25 MWatts) et du financement koweitien pour les études sur la production d’énergie à partir du volcan“. Le candidat Oukacha a aussi garanti qu’il a participé aux réflexions qui ont abouti au nouvel ensemble comorien. “J’ai toujours approuvé l’idée des îles autonomes pour que le pouvoir soit plus proche des citoyens“, a-t-il défendu, avant d’estimer que “les anciens responsables ne s’étaient pas impliqués dans ce processus“.
Les conférenciers Oukacha et Idi ont conjointement affirmé hier qu’ils ont “toujours bien mené les missions que leur a assignées le chef de l’Etat (Ahmed Abdallah Saambi, ndlr)’’. Membres du régime en place, ils ont tout de même voulu “nier la trahison’’ qui leur est reprochée depuis quelques semaines par d’autres dignitaires du régime. A ce propos, le vice-président Idi a vivement déploré le fait que “le président Sambi n’ait même pas jugé normal de solliciter mon avis sur le choix du candidat de la mouvance à la présidence de l’Union”.
Les deux candidats, qui étaient “pourtant aux côtés du président Sambi avant son élection se sentent pointés du doigt par des personnes qui n’ont pas fait la campagne de 2006“, a soutenu Idi Nadhoim. Toutefois, Elarif Oukacha affirme qu’ils “ne peuvent pas se désengager de la politique conduite par le régime durant ces quatre ans“.