Coup de théatre: Abdou Djabir arrive en troisième position

Publié le par Inoussablog

1896952975 1C'est un coup de tonnerre à la Cour constitutionnelle, qui publiait ce matin les résultats définitifs des élections harmonisées du 7 novembre 2010. Le candidat Abdou Djabir vient de coiffer au poteau Bianrifi Tarmidhi et lui ravir la trosième place du podium.

 

Rappelons que le candidat du parti Msada avait déposé un recours en annulation auprès de la cour constitutionnelle après avoir constaté des cas de fraude dans certaines circonscriptions de l'île (Mohéli).

Ces résultats pourraient remettre à zero le compteur des alliances. L'entourage de Bianrifi rumine encore et dit ne pas encore comprendre ce coup de théâtre. Jusqu'ici, Djabir, contacté pour les alliances de second tour, s'était réservé; il disait toujours attendre les résultats définitifs. La suite ne lui aura pas donné tort.

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Publié dans Politique

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M
<br /> Un esclavagisme qui ne dit pas son nom.<br /> <br /> Leurs agences leur avaient promis l’eldorado. Ils ont découverts l’enfer et la dure réalité des exploitants sans vergognes. Ils sont des ouvriers comoriens recrutés par des agences pour aller<br /> palier le manque de mains d’œuvres dans les pays du Golf en général au Koweït en particulier. Ces ouvriers prisent entre la situation de délabrement sociopolitique entretenue et soutenue par la<br /> politique de leur pays respectif (Comores ndlr), et une sorte d’esclavage moderne sans visage humain. Ils optent sans se poser des questions à la deuxième option et parfois au péril de leur<br /> vie.<br /> <br /> « On nous avait dit qu’une fois au Koweït nous seront logés sur un building qui face à un hôtel où nous prendrons d’habitude nos déjeunés. Nous aurons une fois sur place la charge d’accompagner les<br /> américains à travers tout le pays. Nous avons découvres, hélas des conteneurs à l’intérieur du pays en guise de logement et sommes obligés de mettre nos mains sur nos poche pour pouvoir manger ! »<br /> C’est avec ce constat amer que Saïd ouvrier dans une base militaire américaine en plein désert koweitien se confie à radio darubini. Et de poursuivre. « Nous transportons dans des remorques de la<br /> nourriture et des armes des l’armée américaine vers l’Irak avec comme escorte une seul voiture laquelle au pire moment fait le sauve qui peut. D’ailleurs nous comptons déjà un blessé grave à<br /> l’hôpital. » Des conditions déplorable que ces ouvriers font face et par fois au risque de leur peau et sans garanti ni assurance aucune de la part de ces agences qui les recrutent ou les<br /> entreprises qui les emploient.<br /> <br /> Surexploité.<br /> <br /> Ces ouvriers sont doublement victimes. Victimes des agents chargés de les recruter. Victime aussi des employeurs qui sont sur place. Avant de partir rejoindre chacun son employeur. Ses ouvriers que<br /> la plus part d’entre eux ne savent pas ni lire ni écrire sont soumis à un contrat rédigé en arabe et en anglais. Mais les traducteurs de ces documents leur font volontairement ou pas l’éloge de ces<br /> contrats et les avantages qu’ils vont bénéficier une fois au Koweït. Un leurre selon Abdou Mkapvapvo qui a tenu a précisé qu’il est membre de premier heur du Front Démocratique (FD). Ouvrier dans<br /> cette même base militaire il revient sur leurs conditions de vie et de travail. « Nous avons soufferts énormément dès notre arrivé ici. Des conditions d’hébergement les plus indignes, un manque<br /> cruel de la nourriture. Et cerise sur le gâteau. Plus de 60 chiens de gardes pour nous surveiller. »<br /> « Mais que faire ! » regrette Saïd alors que tout n’est pas dit dans le contrat. Comme le fait que ce contrat signé à Moroni est une sorte de pré contrat qui s’expire prématurément comme il a été<br /> signé une fois au Koweït. Le vrai est celui qui va être signé sur place une sorte d’un permis de soumission à l’employeur. Ce dernier a pleinement le droit sur tout sur son employé. Le pire, ce que<br /> ces patrons leur dépouillent leurs droits même les plus élémentaires dont celui de réclamer leurs dus et de faire grève. Comme quand 13 d’entre eux ont passé un brève séjour de quatre jours dans<br /> les cellules de la brigade de Mougni Abdallah à Koweït city.<br /> <br /> Sous payement.<br /> <br /> S’il existe des zones d’ombre sur leur contrat c’est sur tout sur les salaires qu’ils perçoivent. Car ces agents de recrutement n’ont pas été du tout clair sur ce point. Ces ouvriers comoriens ne<br /> sont pas logés sur le même enseigne que leurs homologues népalais, indonésiens et mêmes afghans. Car eux ils perçoivent au moins 500.000 fc contre moins de 100.000 fc pour les Comoriens.<br /> Dans un pays où la notion des opérations boursières sont quasi inconnus même par les opérateurs économiques locaux. Dans un pays où l’euro fait la tempête et le beau temps. Le seul pays au monde où<br /> la transaction des petits et des grands commerces peut se faire en devise étrangère (euro ndlr). Ces documents ne fait aucune mention sur la valeur de la monnaie koweitienne à la monnaie comorienne<br /> ou au moins à l’euro. C’est qui ouvre la porte largement aux abus. Comme le fait que ces ouvriers vont percevoir chaque mois 75 dinars ce qu’équivaut à moins de 100.000 fc. Une somme nettement<br /> dérisoire dans la monarchie où le pétrodollars règne sans partage.<br /> Radio darubini : vous êtes complice de cette situation car comment pouvez-vous apposer votre signature sur un document sans tout fois demandé des éclaircissement ? C’est en quoi Abdou Mkapvapvo<br /> s’énerve. « Comme je t’avais dit j’ai pas peur de la mort si non je n’en ferai pas parti de ceux qui vont en Iraq avec les conséquences que vous connaissez déjà. Je pointe du doigts Satellite<br /> (directeur de transport au ministère du tourisme et des transports comorien ndrl) qui avait ce dossier et qui a accepté de ratifier un salaire de 75 dinars. Nos patrons nous ont clairement fait<br /> savoir qu’ils veulent faire du bénéfice. Vous voyez alors, comment nous sommes devenus des produits à la solde de la plus value ! » Il continue sur un ton qui suscite de la compensation et qui fait<br /> couler larmes à ceux qui ont l’âme sensible. « Vous savez dans quelle situation les Comores se confrontent aujourd’hui. Nos autorité ignorent complètement l’étudiants n’en parlons pas Abdou<br /> Mkapvapvo l’inculte qui n’a rien qu’un permis de conduire! Comment voulez vous qu’on ne se précipite pas une fois qu’on vous dit que vous avez la possibilité de s’extirper dans cette galerie<br /> obscure qui semble sans issue. Même au prix de l’inconnu ! »<br /> Mais c’est Saïd qui résume bien la situation « qu’est ce qui a changé durent ces quatre années que nous avons quitté le pays et qui nous incitera à faire le chemin inverse ? Vaut mieux peu au lieu<br /> de pas du tout ! »<br /> <br /> Maoulida Mbaé darubini.net<br /> <br /> <br />
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