Djabir est entré en scène à Vouvouni
Dr Abdou Djabir, un des trois candidats en lice pour l'élection présidentielle du 26 décembre prochain, a lancé hier, sa campagne électorale au niveau de Ngazidja. Une quinzaine de voitures l'a accueilli de l'aéroport à Vouvouni, son village d'adoption.
Il est midi, lorsque ce docteur en droit a mis les pieds dans cette localité du Bambao, accompagné de ses colistiers à Ngazidja. « Pas de meeting, mais des conférences-débats », telle est la théorie de campagne, du candidat Djabir, privilégiant la proximité et le contact direct avec le peuple. La venue du docteur Djabir à Vouvouni, n'était pas pour faire campagne. Une chose qui, selon Moussa M'madi, qui a parlé au nom de Bambao, « est déjà acquise. A Vouvouni, Dieu a déjà fait la politique et la campagne de Djabir ».
Devant une foule nombreuse, le vice-président du docteur Djabir à Ngazidja, a tenu à rassurer les électeurs sur leur programme politique, qui, selon ce natif de M'béni, est « basé sur le changement ». A l'en croire, « pendant les cinq années que nous allons gouverner ce pays, nous allons changer de méthodes ». Abdillah Mbaé, cet économiste devenu chef d'entreprise et maire de la ville de Mbéni, explique que « les conférences-débats que nous allons faire dans les régions pourront vous convaincre de la façon dont nous allons procéder » qui est en rupture avec la gestion passée.
Une des méthodes que le candidat Abdou Djabir et son vice-président ont déjà expérimentée à Paris, Marseille et Lyon, puis, à Mohéli, Anjouan, et maintenant en Grande-Comore. « On va passer des examens par rapport aux questions que vous allez nous poser, et nous allons ensuite y répondre jusqu'à réussir cet examen de passage » vers la présidence de l'Union, dixit Abdillah Mbaé. Selon lui, « la meilleure façon de vous convaincre, c'est de démontrer la justesse de cette politique nouvelle, de vous faire part du pourquoi nous sommes ici aujourd'hui, pour vous demander de voter pour nous ».
« Votez celui que vous connaissez le mieux par ses qualités », a lancé le docteur Djabir, avant de continuer ses propos. Critiquant la manière dont le premier tour s'est déroulé à Mohéli, le candidat Djabir accuse « d'irresponsabilité » ceux qui étaient en charge des élections. « Mon regret est de savoir qu'il y a des gens qui volent l'argent de l'Etat pour faire campagne et l'utilisent pour corrompre des électeurs afin de voter pour eux », dénonce Djabir, assurant que « ce qui me rend fier, c'est que malgré le fait que je ne possède pas de fortune personnelle, ma conscience est tranquille ».
Et le candidat de l'alliance des partis MSADA et MOUROUA de conclure, en appelant les électeurs à voter pour lui afin que demain, « nous puissions mieux éduquer nos enfants, mieux nous soigner et assurer un développement harmonieux de ce pays ».
Fatouma Hamada