Le tandem Iklilou-Mamadou ou le cauchemar des fonctionnaires
Ils resteront dans l’histoire comme les deux pires ministres des Finances que les Comores aient connus. Les voilà encore ensemble ! Les fonctionnaires comoriens ne sont pas dupes. Pour ces deux-là, le paiement des agents de l’Etat était le dernier de leurs soucis ; priorité était donnée aux dépenses (somptuaires) du président et à la dette extérieure.
Pendant ce temps, le peuple était prié d’attendre…des lendemains meilleurs. Iklilou, que l’on présentait pourtant comme un homme rigoureux, est parti sans avoir payé le moindre mois de salaires aux fonctionnaires. Sambi a dû se séparer de lui, tellement l’incompétence de l’homme sautait aux yeux. Mamadou, qui se définit comme un technocrate, a accumulé les arriérés de salaires au point d’être affublé d’un joli sobriquet par les syndicalistes.
Comment Sambi a-t-il pu composer pareil attelage dans un pays où l’Etat est le premier employeur, où un fonctionnaire nourrit au moins une dizaine de personnes ? Arrêtons de prendre les électeurs pour des moutons de Panurge. Personne n’a encore oublié le « ramadan financier » que Iklilou et Mamadou ont imposé aux Comoriens sous le prétexte d’une rigueur budgétaire et pendant que certains pillaient impunément les caisses des douanes.
Je me souviens de cette conférence de presse où, interrogé sur l’usage des recettes douanières censées être en nette hausse, Iklilou avait perdu son sang-froid est s’est acharné sur l’impertinent journaliste d’Al-watwan, Kamardine Soulé. Electeurs, allez-vous, à votre tour, garder le silence ?