Mayotte et l’assemblée générale de l’Onu. La question sera-t-elle débattue ?

Publié le par Bangwenet

onu-la-salle-de-l-assemblee-generale-visoterra-17841.jpgToute l’attention des forces vives de la nation se porte sur la tenue de l’assemblée générale de l’Onu en espérant de tout cœur l’examen avec débat et adoption d’une nouvelle résolution de la question de l’ile comorienne de Maore sous occupation française. Le discours du président dont la teneur exacte n’a pas été révélée sera accès sur cette question.

Lors de la soixante-quatrième session de l’Onu, au cours des 5e et 6e séances plénières du 24 septembre 2009, le débat général a été largement dominé par les conflits ou litiges territoriaux. L’intervention du président Sambi a porté essentiellement sur la condamnation par les Comores de “la présence française dans l’île comorienne de Mayotte“. Le président avait, ce jour-là, saisi l’opportunité pour présenter à la France une proposition de règlement du différend, en l’invitant à reconnaître la vocation des quatre îles de l’archipel des Comores à rester une Nation indivisible gérée sur la base du principe d’“un pays, deux administrations“.

En contrepartie, la France pourrait accompagner le développement économique des trois autres îles pour rétablir un certain équilibre dans l’ensemble de l’archipel, avait-t-il soutenu. Mais un an avant, en 2008, le président Sambi avait déjà regretté que “les idéaux de paix, de justice, de solidarité et de développement ne soient pas davantage représentés en ces temps de crise“. Il avait exprimé la grande préoccupation des Comores ace à la question de l’île comorienne de Mayotte et révélé que malgré des discussions engagées avec la France et l’instauration d’un “Groupe de travail de haut niveau“ ou Gthn sur ce thème en accord avec le président de la République française, Nicolas Sarkozy, la France semble déterminée à organiser un référendum en 2009, en vue de la départementalisation de Mayotte.

Une conviction qui se vérifiera avec la tenue de ce référendum, condamné par l’Onu et toutes les organisations régionales dont l’Union africaine et la Ligue des Etats arabes. Sambi avait rappelé que jusqu’ici, jamais l’unité territoriale de l’archipel des Comores n’avait jamais été remise en cause, les quatre îles formant un territoire unique d’ailleurs admis en tant que tel aux Nations unies en 1975. Il a réaffirmé la position de l’Union des Comores, en considérant “d’ores et déjà comme nulle et non avenue toute consultation qui serait organisée dans le cadre de la départementalisation de l’île comorienne de Mayotte“.

Il avait, en guise de conclusion, lancé un appel solennel aux autorités françaises pour que le dialogue engagé se poursuive en vue d’une solution négociée respectueuse du droit et donc de l’intégrité territoriale des Comores. De ce côté-là, aucune réponse ne sera donnée, au ministère français des Affaires étrangères, les diplomates accorderont un sourire poli, démontrant par leur attitude que la seule voie de la négociation est le retour de la question en assemblée générale des Nations unies.

 

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Publié dans Tribune Libre

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