« La diaspora » veut gouverner à Ngazidja
A moins d’une semaine de la publication officielle de la liste définitive par la cour constitutionnelle, les prétendants aux prochaines élections présidentielles et des gouverneurs multiplient les rencontres avec les journalistes de la place. Hier, mercredi était le tour de Farid Soilihi qui se réclame comme le candidat de la diaspora pour le poste de gouverneur de Ngazidja.
« La campagne n’est pas encore ouverte, mais je suis venu vous dire que je suis le candidat de la diaspora ». Tel, est le mot d’introduction de Farid Soilihi entouré de certains notables. « 80% de la population comorienne qui réside en France et 60% de celle qui est dans l’île de la Réunion ont choisi Farid Soilihi pour être leur candidat dans la prochaine élection », fait croire Paule-Charle De Lapeyre, le conseiller spécial de Farid, assis à sa gauche lorsqu’une question lui a été posée si toute la diaspora est derrière eux ou c’est un groupe qui se déclare être un parti politique.
Lors du face-à-face avec les journalistes dans un hôtel de la place, ce prétendant de 46 ans explique que « la Grande-Comore est fatigué d’être lésé ». Et il pense que le moment est venu pour apporter « des solutions aux problèmes qui engloutissent l’île autonome de Ngazidja », sans toutefois les nommer. « Maintenant, on parle de la candidature mais pas de projet. Le moment viendra pour étaler tout notre programme», promet-il en précisant que c’est lors de la campagne qu’il va dévoiler non seulement son plan mais aussi le budget de sa campagne.
« Jusque là, la diaspora joue un rôle très important dans la vie des comoriens et même pendant les élections, celle-ci donne un mot d’ordre de vote à leur famille restée au village », reconnaît Charafa Abdou, l’un des membres de son staff assis à sa droite.
Ce natif de Foumbouni où est originaire le candidat, promet de faire dans l’avenir « une campagne sans mensonges et sans fausses promesses ». Ce candidat qui est connu dans le cadre de SOS voyages [un collectif de la diaspora], ajoute que « nous allons mettre en avant uniquement ce qu’on a fait lorsque nous étions simples citoyens et ce que nous allons faire lorsque nous serons au pouvoir ».
Il promet également de rester au pays quelque soient les résultats du scrutin. « Je ne ferais jamais comme d’autres qui viennent battre campagne et s’ils échouent, ils regagnent la France pour s’installer avec leur famille », s’engage-t-il en présence des médias nationaux et sous les applaudissements des femmes venues soutenir la candidature issue de la cinquième île.
Ibnou Med Abdou