Mrimdu s’explique

Publié le par Abdou Hamadi Mrimdu

mrimduPourquoi Boléro donne importance à la classe moyenne ? Mrimdu sexplique  

  

  • Aucun enfant ne peut être parent sans avoir préalablement été adulte, comme aucun pauvre ne sera riche sans avoir préalablement passé par la classe moyenne.

 

  • Aux Comores, l’absence d’une classe moyenne est le chainon manquant responsable d’une grande partie des injustices, Il faut donc la rétablir pour redonner force et équilibre aux Comores. Telle est la position de mon candidat Hamada Madi Boléro.  

 

  • La classe moyenne c’est un point parmi d’autres que j’ai trouvé dans la maquette politique du candidat Boléro, c’est pourquoi j’adhère

 

  • Naturellement si j’ai compris le programme du candidat Boléro, cela veut dire aussi que je peux l’expliquer aux autres « je profite aussi l’occasion pour envoyer un message aux internautes », simple détecteur de mensonge ? 
  • Demandez à ceux qui se disent proche des candidats, de vous expliquer un point fort avancé par son candidat : s’il n’arrive pas, ou s’il l’explique autrement que le candidat cela veut dire tout simplement que ce candidat n’a pas un programme, car le programme doit être compris au moins par les proches. C’est pourquoi d’ailleurs j’ai choisi aujourd’hui de vous exposer un point fort avancé par le candidat Boléro « la classe moyenne ».

 

Pourquoi Boléro donne importance à la classe moyenne ?

 

La société comorienne manque d’équilibre social, elle est frustrée par les désordres politiques, économiques et sociaux. A partir du constat que des inégalités existent entre les différentes iles, il faut nous poser plusieurs questions : pourquoi ces injustices perdurent-elles aux Comores ? Et quels en sont les acteurs ? De quoi notre société a-t-elle besoin ?


Aux Comores, seuls 2 à 7 % des habitants sont épargnés par la misère, tous les autres en sont frappés à des degrés divers. Rappelons que selon les spécialistes en 2015, 93 % de la population devrait se trouver en dessous du seuil de pauvreté. On comprend alors sans effort qu’aux Comores, il existe deux classes sociales bien distinctes : les très riches et les très pauvres. Entre ces deux extrêmes, il manque une classe sociale qui devrait constituer la plus grande partie du peuple : « la classe moyenne » importante pour le candidat Boléro.  


Aux Comores, l’absence d’une classe moyenne est le chainon manquant responsable d’une grande partie des injustices, Il faut donc la rétablir pour redonner force et équilibre aux Comores.

 

Pour faire comprendre quels sont la place et le rôle de la classe moyenne, je vais prendre un exemple de la vie quotidienne :


Si on prend l’exemple de l’évolution humaine en général, il y a trois grandes étapes à franchir, qu’on appelle aussi la loi de la nature. Les spécialistes de la programmation neurolinguistique parlent du triple moi. Je vais utiliser le triple moi de la PNL pour tenter d’expliquer clairement quels sont la place et le rôle de la classe moyenne dans la Société comorienne. Pour la PNL , chaque individu possède en lui trois états, qu’on appelle aussi le triple moi.


Le Parent, l’Adulte et l’Enfant.


  • Le rôle du parent est de nourrir, et de défendre les valeurs sociales.
  •  L’Adulte est là pour programmer, auditionner, s’étonner et se passionner, pour réfléchir sur ce qui est bon et ce qui est mauvais. Il a surtout un rôle de liaison entre le parent et l’enfant. Il est le juste milieu entre les plus âgés et les plus jeunes

L’adulte est égale distance entre le parent et l’enfant, d’où son rôle de médiateur.

 

* L’Enfant, a plutôt des ressentis, des besoins à satisfaire. Quand ces besoins ne sont pas satisfaits, les conséquences sont immédiates : ou bien l’enfant se révolte, et on parle d’un enfant rebelle, ou bien il se laisse faire, et c’est un enfant soumis.

 

Mais à quel moment nos considérations sur ’interaction entre parents, adultes et enfants rejoignent nos préoccupations à propos de la classe moyenne ?

 

C’est très simple : la classe moyenne est dans le stade Adulte. Elle est un facteur d’équilibre et c’est elle qui assure l’avenir de la société. Si l’adulte et donc la classe moyenne n’existent plus, la liaison entre riches et pauvres est rompue, car aucun enfant ne peut être parent sans avoir préalablement été adulte. De ce même principe aucun pauvre ne sera jamais riche sans passer par la classe moyenne. C’est une logique qui dépasse la volonté humaine.

 

Lorsque dans une société certaines personnes se refusent à voir émerger une classe moyenne, c’est qu’ils se refusent aussi à voir se développer une jeunesse responsable et capable de constituer l’élite de demain, destinée à remplacer la classe dirigeante actuelle.

La classe moyenne, c’est la classe de l’équilibre, celle des journalistes, des juges, des intellectuelles, des travailleurs, des artistes. Celui qui ne veut pas voir cette classe se développer dans un pays est un ennemi du peuple.

 

La société comorienne soufre, car l’écart se creuse entre riches et pauvres. Plus grave, ce sont les professeurs, les médecins, les maçons, les instituteurs, les artistes chanteurs, bref tous les travailleurs qui se retrouvent au bas de l’échelle : c’est un véritable bouleversement des identités sociales.

 

Les intellectuels ne mangent pas à leur faim, ils ne sont plus en mesure d’éduquer leurs enfants, ils ne sont plus capables de réfléchir, alors qu’ils devraient être un des rouages essentiels de l’Etat.


La marginalisation ou même la suppression pure et simple de la classe moyenne ne profite sans doute qu’aux politiques et aux grands patrons. Ont-ils conscience d’agir ainsi ? Probablement, car c’est la classe moyenne qui devrait assurer la liaison entre le désir quotidien et les valeurs sociales. Elle devrait être le médiateur entre la soumission des plus jeunes et la mauvaise foi d’un parent critique et passif, ou entre la révolte des enfants les plus aisés et la bonne foi d’un parent nourricier et actif.

 

Pour des raisons purement politiques, les autorités ne veulent pas réveiller le chat qui dort. Au contraire, ils lui donnent des somnifères pour le garder endormi le plus longtemps possible.


Oser mettre la classe moyenne dans ses engagements, Boléro se distingue des autres candidats, il met le point sur ce qui fait la différence entre ce qu’il propose et ce qui existe déjà.

 

A la demande des internautes on peut approfondir sur le comment rétablir la classe moyenne. (Je rappelle que l’article c’est un extrait de mon livre, il ya donc doit d’auteur). 

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Publié dans Tribune Libre

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