Partisans de Bounou effondrés après l’invalidation de sa candidature
La nouvelle vient de tomber ce jeudi comme un couperet chez ceux qui soutiennent la candidature de l’ancien président de l’assemblée Said Dhoifir Bounou. Des rumeurs circulaient déjà depuis quelques jours dans la capitale mohélienne sur une éventuelle élimination de deux candidatures, même si les auteurs de ces ragots n’osaient pas avancer des noms. Et certains pensaient même à tort à la candidature de l’ancien président de l’ile Mohamed Said Fazul et celle du docteur Abdoulhakim pour des raisons mal élucidées. L’invalidation de la candidature de Dhoifir a surpris tout le monde.
Mais comme on dit, le malheur des uns fait le bonheur des autres. Pendant que certains inconditionnels de Dhoifir Bounou étaient effondrés à la fin de la journée de ce jeudi en apprenant la mauvaise nouvelle, certains pourtant du même camp de l’opposition comme dans celui du pouvoir central qui trouvaient que cette candidature constituait un obstacle pour eux, n’ont pas pu cacher leur joie mais n’ont pas voulu se prononcer lorsque La Gazette leur a tendu le micro.
Par contre, l’ancien maire de Djoiezi connu sous le nom de Bawoua, un militant pour la candidature du vice président Iklilou Dhoinine ne sera pas content si une candidature est éliminée car selon lui, « c’est un mrengué [boxe traditionnelle] où chacun doit se mesurer ».
Pour le candidat Mohamed Elarif Oukacha, il préfère attendre la délibération finale pour se prononcer car l’enjeu est de taille. Les mêmes propos sont tenus par Said Dhoifir Bounou, le concerné lui-même, lorsque nous l’avons rencontré chez lui à la fin de la journée de dimanche. « Nous avons déposé notre requête à la Cour hier (samedi) et nous attendons l’audience » nous a-t-il laissé entendre.
Selon certains observateurs, il existe une lueur d’espoir pour la candidature de « l’homme qui incarne le changement et qui peut faire face à la candidature du Baobab (mouvance présidentielle) au niveau national, étant donné que la loi en question concerne le candidat lui-même mais pas ses vices présidents » dit-on ici dans l’entourage de M. Bounou.
Mouayad Salim