« Risi wona ntrongo karaparo ziwona ».

Publié le par Bangwenet

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Comment fonctionne le parlement à Hamrambat ? Où se trouvent les Comores, sur le plan économique ? Comment vivent-ils les comoriens réellement ? Sambi, est-il l’homme de la situation ? …etc.


  L’autopsie de la politique Sambienne est nommée : « Siyassa ya mzaha »


Gouverner, c’est vieillir. Gouverner c’est grandir. On court, on court mais le souffle se fait plus court et la foulée plus lourde. Ahmed Abdallah Mohamed Sambi le découvre petit à petit après son élection à la présidence de la république. Fini les effets d’annonce. C’est le retour du réel. Désormais les mots comptent et les habilités d’hier laissent la place aux contradictions d’aujourd’hui.


Occupé à consolider le pouvoir pendant quarante huit mois, le chef de l’État met aujourd’hui la dernière main à sa propre machine de conquête.


Conformément à ce qui était remarqué et annoncé depuis plusieurs mois, Sambi, a formé une nouvelle équipe, le vendredi 11 juillet 2008, le troisième depuis son élection à la tête du pays en mai 2006. Il ne reste pas mystère avec son nouvel système de jeu. En nommant un de ses proches, Mourad Saïd Ibrahim comme, Ministre, rattaché à la présidence, chargé exclusivement aux services des réformes institutionnelles. Il est soupçonné par les citoyens de vouloir rogner les ailes aux responsables des îles en modifiant la constitution. « La crise anjouanaise lui a permis de remonter la pente et a poussé la population à fermer les yeux sur ses promesses électorales non tenues et qui sont très loin encore d’être tenues. Mais, s’il possède d’indiscutables qualités de tribun, il n’a doigté ni habilité nécessaires pour résoudre les crises politiques et socio-économiques ». Estime un haut responsable du Ministère des Affaires Étrangères.


Le système Sambi s’étoffe en dégarnissant les chapelles politiques. Extrémiste dans une autre vie, dotée d’une expérience chiite au cours de ses années au pays du Khomeiny. Le « Camarade Ayatollah » est expert dans l’art de l’incapacité. Il ratisse large, s’allie à un maximum de forces pour donner encore confiance et espérance aux Comoriens. Renforce chaque jour davantage sa garde rapprochée. Les vicissitudes de la vie politique et la fluctuation des enjeux l’ont éloigné de quelques-uns qui furent ses affidés au début du mandat. Certains se sont éliminés d’eux-mêmes en manifestant leur désaccord avec certaines décisions du « Patron ». D’autres ont fini de servir et ne sont plus utile dans le contexte actuel.


Le socle sambisme forme une galaxie de terreur.


Sambi-Idi Nadhoim, Sambi-Jaffar, Sambi-Salimou, Sambi-Abdoulwahabi. Ces nobles noms menacent fortement la vie quotidienne des citoyens. Des moments de tensions. L’aveu est modeste, mais c’est la première fois que Idi Nadhoim, Vice président de l’Union des Comores, reconnaît publiquement qu’il y a bien de l’eau dans le gaz, dans le trio Président et les Vices Présidents. Sambi ne cesse de tâcler Idi, le numéro 2 du régime, qui perd le portefeuille des Postes et Télécommunications à travers la formation du nouveau gouvernement. Le vice-président, chargé du ministère des Transports et du Tourisme est en froid avec le président depuis plusieurs mois. Un trio qui ne s’est pas formé sur une histoire béate mais sur un contrat politique de confiance. Un trio qui se déchire au sommet de l’État. La source de ces tensions, c’est précisément que cette confiance est aujourd’hui malmenée.


De nombreux ministres racontent « l’agacement profond », le malaise chaque jour devient de plus en plus perceptible entre Sambi et les deux Vices Présidents. « Je n’ai jamais vu un climat aussi exécrable à la tête de l’État », fait mine de s’inquiéter Al ibasse, un ténor de la majorité. Dans ce contexte, tout fait sens. Sambi et le chef exécutif de l’île de Ngazidja, Abdoulwahabi. C’est le cauchemar. Le rêve des « Gosses » qui se termine au bout du quo (K.O). Un vrai faux cohabitation mensonger, qui s’est formé pour amadouer les Comoriens pendant la campagne. « Ils ne peuvent plus durés», s’impatiente un citoyen à la place de France, après la victoire d‘Abdoulwahabi: « Ils ne sont pas des compagnons politiques, ils ne l’ont jamais été ». Un étrange tandem lancé sur la route sinueuse des compétences, où chacun des deux cyclistes s’agace d’être le seul à pédaler et accuse l’autre de freiner. «  Ils se comprennent plus, chacun veut démonter sa philosophie à part, pendant que les Comoriens crèvent », raconte un coordinateur de Beit-Salam : Sambi l’accuse de rester en retrait, comme s’il protégeait sa popularité. Et Abdoulwahabi lui reproche de céder trop vite. Abdoulwahabi continue d’être isolé par le pouvoir central qui l’accuse de trahison, depuis octobre 2007, et ses critiques incessantes contre le gouvernement de l’Union.

 

Avec son équipe administrative qui échoue piteusement aux grands dossiers. Des affaires d’avilissements à répétition qui altèrent gravement l’esprit public, une justice corrompue, une justice manigancée, une jeunesse oubliée et qui reste désespérément en berne. Le moral des Comoriens pique du nez. Faut-il s’étonner ? L’Ayatollah à force de toucher à tout , de rechercher par principe le champ des médias et de mêler sans vergogne sa vie bling-bling et politique; la citoyenneté pure, droits et devoirs politiques, le FNJiste a atteint les limites du système déshonorables. Aucun pare-feu. Entre le président et l’opinion, il n’y a rien. Il a parlait de tout, il va partout, rencontre tout les chefs du monde comme il le dit souvent avec sourire et il ne fait rien du tout.


Des projets pharaoniques qu’il a promis aux comoriens, des discours de noblesse et de sagesse dans les quatre coins de l’Archipel, des mots doux et magiques; Sambi se met en flagrant délit. Si ça flambe, immanquablement l’incendie remontera jusqu’à Beit Salam. On n’en est pas encore là. Il a prit les médias en otage. Si les sondages restent bons à chaque lever du soleil, dans les rubriques d’Al-Watan, c’est parce que le premier journal national de presse écrite est manipulé et dirigé depuis le palais présidentiel, mais non son siège normal. Les rares médias des îles essaient de survivre avec cette monstrueuse vie médiatique malgré un contrôle très strict des pouvoirs. Les autorités de l’État surveillent toujours de très près le job des journalistes, animateurs et sautent sur la moindre occasion pour interpeller et stigmatiser les plus critiques d’entre eux. La honte !


 La pression apathique monte, l`erreur persiste…

 

« L’homme barbu ». Le Théologien, fraîchement élu avec 58,24% des voix, après avoir juré quand cliquant le doigt, il transformera le pays, dévient vite le locataire de Beit Salam. Depuis, il devient un autre. Un homme sans foi ni loi. Qui règne sans ambition ni vision. On se demande réellement : « Qu’Est-ce qu’il fait Sambi ? » Le peuple s’inquiète. Avec une politique spectacle, il s’expose inutilement à la vindicte populaire. Littéralement, le Président de la République, Foundi Sambi, mène une politique inepte, absurde, stupide, manque d’intelligence et surtout de jugement.


Depuis l’avènement de Sambi au pouvoir, la politique comorienne se trouve au cercle des débats.


Le désarroi : le contrat s`annonce amer …


Les Comoriens de Mwali se sentent trahis, les Anjouanais embaument une vie désagréable, les Wa Ngazidja vivent dans le coma et une diaspora menacée. La situation socio-économique est devenue très préoccupante. Une politique sans feuille de route, une diplomatie qui se retrouve dans un pont alambique, les comoriens découvrent farouchement la face propre de « l’homme barbu ».


Si, le célèbre reggæman ivoirien, Doumbia Moussa Fakoly dit Tiken Jah Fakoly s’engage en 2005 en chantant «  Le Pays va mal », démontrant les injustices que subit la population de son pays d’origine; chez nous, c’est le talentueux Salim Ali Amir, un artiste écouté par beaucoup, qui est entré tôt sur la scène avec son dernier album et qui nous chante : « Nara lawouzé ». Un morceau incisif qui explique la situation qui règne dans le pays.


C’est vraiment méprisable pour un pays qui, il y a deux ans, avait cru enfin sortir du gouffre. Les crises se multiplient de plein flagellation et gâche tout.


L'homme de la rue est très furieux. Avec la famine et les soucis, la confiance n’a pas de place et perd espoir envers ses dominants, dont la cote de popularité est au plus bas. Pas de riche, pas de pauvres, pas de fonctionnaires, pas de chômeurs.


Les mois de salaires impayés s'empilent. Eh les revenus de tout le monde sont égaux. Rien ! Tout le monde se précipitent a prendre le micro a chaque occasion qui se présente ou la plume, « Juste » pour crier, publier des pamphlets en guise de faire des bilans ou dénoncer ce qui va mal dans le pays, pour éviter le pire. Beaucoup d’autres, errent et vagabondent dans les Bangwé en se disant « Qu’Allah nous excuse ! ». Tout le monde nécessite pas à dire ainsi : « Nalawé ba Rileméwa ».


Enfin, les comoriens vivent dans une obscurité. Quant il avait harangué les foules en 2006, il se croyait un prophète. Il a osé promettre tout ce qui est impossible chez lui : Pouvoir d’achat, la lutte contre le chômage, le projet titanesque nommé, Habitat, …etc. Le projet habitat, ce projet fou, n’avance pas et la gestion de la distribution n’est pas au beau fixe. La flambée des prix de premières nécessités l’éloigne de la cause du peuple pour laquelle il s’est engagé. Le « Rais » déçoit. La rage s’installe et l’inquiétude menace les cœurs des comoriens. Pourtant, il continue à anesthésier la population, notamment par ses magies de bénédictions (parait-il), adressées aux comoriens avant chaque discours et en persistant à cacher la réalité aux citoyens, à leur mentir et à entretenir de faux espoirs. Le « Foundi » expose le pays à un réveil qui risque d’être douloureux.


Il s’expose comme un roi devant la loi, voir un gourou. Autoritaire et impérial à la fois. Neutralise ses dissidents, asphyxie et discrédite le parlement, et vampirise le palais présidentiel. Il capte tout, veut nommer partout aux moindres postes. Il décide de tout, conçoit tout, voyage partout, sollicite et empoche tout. Dans l’opacité totale.


Une chose est véritablement vraie, et cela sans aucune équivoque, « Risi ona ntrongo karaparo ziwona "

 

Bangwenet

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Publié dans Tribune Libre

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