Sport-études, un avenir prometteur pour le foot comorien
Lors de la cérémonie d’inauguration du centre de formation, à Mitsamiouli lundi, les allocutions ont gravité autour de la ténacité, des rapports privilégiés d’estime et de considération que Tourqui Salim, président de la Fédération Comorienne de Football (Fcf) développe au sein de la famille Fédération Internationale de Football Association (Fifa).
« Je remercie du fond du cœur toutes les personnes, physiques et/ou morales, qui ne cessent de soutenir nos combats », lance celui qui se réclame comme le petit-fils de Mahomet. Très convoitée dans l’Océan indien, et par nos voisins de l’Afrique de l’Est, membres de la Fifa, comme le gazon synthétique, grâce à la persévérance et à l’engagement de Tourqui Salim, président de la Fcf, l’Archipel aux îles de la Lune devance encore les nations protagonistes, et décroche le pactole.
La première institution des Sports-Etudes voit le jour aux Comores. Cette révélation a résonné à Mitsamiouli, le 20 septembre 2010, lors de l’inauguration officielle de l’Ecole de Football, célèbre sous l’appellation comorienne d’académie Twamaya. Les diverses personnalités sportives, militaires, politiques et religieuses présentes à réception ont accueilli la nouvelle avec une ovation assourdissante.
Pavoiser par des banderoles
« Notable Tourqui, marahaba mendji = merci beaucoup », entend-on ici et là. Le projet que les détracteurs du président de la fédé qualifiaient d’utopique se réalise. Des banderoles aux inscriptions explicites, du genre « Fifa et Fcf ouvrent une nouvelle ère pour le football comorien », pavoisent le centre de formation.
Immédiatement après la lecture d’un verset du Coran, 4 jeunes académiciens ont démystifié le public par une démonstration de jonglage de 7 minutes. Jonglage par les pieds, la tête, d’abord en position statique, ensuite en mouvement, sans que le ballon touche le sol. Ils ont réussi le pari. Mais celui qui a retenu le plus l’attention de l’assistance est le jeune de Mtsamdu-Washili. Dans ses œuvres, le petit Zama Abdillah Moindjié a utilisé toutes les parties du corps, s’il vous plait les parties visibles pour jouer avec le ballon. Même ses yeux ont participé à la fascinante séance de jonglage.
33 jeunes comoriens, âgés de 13 à 15 ans, pépinières de l’Archipel, et futurs noyaux des Cœlacanthes, équipe nationale des Comores, mèneront désormais leur quotidien avec une nouvelle famille : la Fcf. « Ils suivront des études académiques dans un établissement privée à Mitsamiouli avec cycle de formation spécialisée, sous le régime d’internat pour une durée de 3 ans. Je profite de l’occasion pour remercier les parents de ces pensionnaires pour la confiance qu’ils témoignent à notre égard. Je vous assure que vos enfants qui sont aussi les nôtres sont entre de bonnes mains », assure Salim Tourqui.
Arbitres corrompus, Out !
L’une des priorités envisagées dans l’académie Twamaya, Sports-Etudes, c’est certainement instaurer comme valeur de base le fair-play, la concurrence ouverte et saine d’émulation, la loyauté. Bref, insuffler les valeurs olympiques. C’est un début pour éradiquer les violences dans les stades. « Eradication de la violence ? Vous rêvez. Est-ce que tous nos gosses sont inscrits à l’académie Twamaya ? D’ailleurs, ce ne sont pas les joueurs qui sont agressifs. Non ! Ce sont des supporters passionnels, et surtout des arbitres incompétents, corrompus et irresponsables. Tu as vu le match, Elan # Djabal le dimanche 19 septembre passé, le corrompu d’arbitre central accorde un penalty pour une main volontaire, et se contente d’assener un carton jaune au fautif. C’est inadmissible, si on le voit encore diriger un match », se plaint un ancien footballeur, recordman en cartons. Notre interlocuteur recevait à l’époque toujours un à deux cartons par match, pour violence.