Dr Abdoulhakim : « J'ai une certaine idée des problèmes des comoriens »

Publié le par Bangwenet

2930571345_1_3.jpgDentiste de carrière, le Dr Abdoulhakim décide de se lancer dans la bataille pour briguer la magistrature suprême. Celui qui se situe dans l'opposition veut mettre à profit son expérience acquise au Front démocratique et au mouvement qui a lutté pour la Tournante mohélienne. Ce candidat indépendant répond aux questions de La Gazette et HZK-Presse en attendant la décision définitive de la Cour constitutionnelle.

Question : Qu'est ce qui vous a poussé à être candidat ?

Dr Abdoulhakim Saïd Allaoui : Depuis l'indépendance, ce pays traverse des moments difficiles. Nous avons traversé des périodes de turbulence comme l'époque des mercenaires ou les coups d'Etat et j'ai vécu tout ces moments car j'ai commencé à travailler depuis 1980. Je vis en effets ces moments difficiles et soubresauts. Ainsi, je ne peux pas rester indifférent à tous ces problèmes qui secouent le pays. J'estime que depuis l'indépendance, le pays n'a pas évolué. Nous accumulons les problèmes d'année en année. La tournante se présente et en mohélien que je suis, je ne peux pas rester indifférent. Les expériences que j'ai accumulées dans ces trois décennies dans ma carrière professionnelle et mes activités politiques me donnent une opportunité. L'expérience, une volonté manifeste d'impulser, au travers de la tournante mohélienne, mettre en place une nouvelle politique pour asseoir un vrai changement dans nos îles. J'ai la chance d'avoir travaillé à Mwali, Ngazidja, Anjouan et à Mayotte. Aujourd'hui, j'ai une certaine idée des problèmes des comoriens dans leur ensemble. Voila pourquoi j'estime que je suis à même d'impulser une nouvelle approche et une nouvelle vision dans le règlement des problèmes qui frappent les quatre îles.

Question : En quoi, le docteur Abdoulhakim est différent des autres ?

Dr A.S.A. : Les problèmes comoriens sont là et s'accumule d'année en année. J'ai la ferme conviction de chercher les solutions que traverse le pays. Par exemple, le problème le plus criant aujourd'hui reste la misère. Pourquoi on est dans la misère ? Est-ce qu'on s'est déjà demandé les causes de cette misère ? On a l'impression que nos dirigeants survolent les problèmes alors que moi j'ai à cœur le vécu des comoriens. Le comorien est confronté tous les jours à des problèmes d'alimentation, de santé et d'éducation de ses enfants. Ces trois problèmes majeurs doivent constituer le socle d'une nouvelle politique.

Question : On avait connu jusqu'ici, Abdoulhakim technicien, il n'est pas facile de se reconvertir dans la politique ?

Dr A.S.A. : Ce technicien est au service de la politique. Et je n'ai pas été que technicien. J'ai commencé ma carrière dans les années 80 et dans ces années là, il est né un grand parti politique qui est le Front Démocratique. Je suis un membre fondateur de ce mouvement. Nous avons traversé des grands problèmes avec le régime d'Ahmed Abdallah. Le FD a subi de très fortes secousses de ce régime avec l'aide des mercenaires. Comme j'ai participé à cette lutte, cela a fait de moi un technicien avisé. En plus depuis 2008, nous avons monté un mouvement qui réclame la tournante avec de très forts affrontements et je suis l'un des dirigeants de ce mouvement. J'ai participé pleinement et entièrement à ce mouvement politique. Ensuite parmi les candidats mohéliens actuellement, je suis le seul à n'avoir jamais participé à un gouvernement ou occupé un poste politique. Je suis resté un technicien avisé car j'ai participé à tous les mouvements revendicatifs qui ont traversé les Comores.

Question : Dans l'échiquier politique, où se situe le Dr Abdoulhakim ?

Dr A.S.A. : Je suis un candidat indépendant. De Mohéli, j'ai formé ma propre équipe. Depuis 2008, je suis sur le terrain et je travaille. Maintenant, il fallait que je négocie avec des vice-présidents à Anjouan et en Grande-Comore. A Anjouan, j'ai choisi aussi un candidat qui n'appartient pas à un parti politique. A la Grande-Comore j'ai choisi un vice-président qui appartient au Mouvement républicain. Au vu de mes vice-présidents et ma candidature, j'appartiens au mouvement mohélien qui a combattu le régime Sambi pour imposer la tournante. Au vu des ces arguments je situe ma candidature dans l'opposition.

 

Propos recueillis par A.A. Mguéni

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Publié dans Interviews

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